LE RÊVE VERT
(GREEN DREAM)
Suivez-moi à travers les différents processus intuitifs et enjoués nécessaires à la création d’un film explicatif et poétique.
Le Rêve Vert: “Lorsque vous changez votre façon de regarder les choses, les choses que vous regardez changent”.
J’ai réalisé mon premier film à propos de la lutte amère d’une communauté de Hamilton, Ontario, pour sauvegarder un des plus grands parcs urbains au Canada, menacé par la constuction d’une autoroute à quatre voies. Leur lutte perdue, la communauté à par la suite assisté à la destruction d’une très grande partie d’un parc qu’elle aimait beaucoup.
En voyageant avec le film, j’ai découvert qu’il y avait plusieurs autres luttes communautaires de base, voulant protéger les espaces verts, qui ont connu le même sort. Semblant tous être de petits conflits locaux, leur cumulation nous démontre une tendance troublante de perte d’espaces verts sauvages, à qui une certaine communauté urbaine est très attachée. J’étais profondément troublée et je me suis décidée d’approfondir ma recherche pour découvrir quelle est la source de notre relation de conflit avec la nature. Le Rêve Vert documente le processus de cette recherche.
Ma démarche était d’observer les interraction des gens avec la nature dans la vie de tous les jours… Comment on se sent face aux parcs, aux petits espaces vert, à notre pelouse. Comment la nature est utilisée dans la publicité et la culture populaire, et l’explosion verte qui est le résultat de la crise environmentale.
Mon cheminement personel m’a mené à travers le Canada où j’habite maintenant, et m’a ramené à la Bulgarie, mon pays d’origine. Ce qui m’est apparu lors de mes méditations visuelles c’est que les actions des gens détruisent ce qu’ils aiment. En critiquant les gens d’être incapables d’aimer la nature d’une façon qui respecte son essence joviale et perpétuellement changeante, j’ai commencé à remarquer un parallèle avec ma vie et le film sur lequel je travaillais. L’intention derrière Le Rêve Vert n’avait aucune structure définie, aucun objectif précis. C’était supposé d’être une exploration intuitive. J’ai observé des gens continuellement tondre leur pelouse, racler, arroser, fertiliser, souffler les feuilles, et ils se sont retrouvés avec quelque chose qui ressemble à un tapis, mais très loin de la beauté chaotique de la nature.
Aussi, j’essayais d’expliquer, de contraindre et de contenir mon processus qui devait a l’origine être ouvert et fluide. J’avançais à rien et mes échecs à travers mon processus créatif m’on fait réaliser que j’avais la même mauvaise attitude que je critiquais, et que la cause du problème n’était pas externe mais à l’intérieur de moi-même.
Je comprends que je vis avec la peur et les difficultés à essayer de controler mon art, et je me demande maintenant si les choses seraient différentes si mes actions étaient motivées toujours par l’amour. J’ai décidé de m’embarquer dans un défi de 90 jours, où je veux vivre complètement motivée par l’amour et essayer de mieux comprendre qu’est-ce que l’amour. Mes observations, entrevues et conversations avec mes amis commencent à démanteler mes propres opinions et croyances, et je commence à regarder la vie et tous ses problèmes d’un nouvel oeil.